L’affaire Carlos Ghosn ne devrait pas affecter l’alliance Renault-Nissan, affirme le gouvernement français

“Les règles de gouvernance ne changent pas”, a déclaré le ministre des Finances, Bruno Le Maire

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué ce dimanche 25 novembre que le numéro un de l’alliance Renault-Nissan devrait être du constructeur français, le groupe faisant face aux retombées de l’arrestation du dirigeant Carlos Ghosn.

“Nous avons convenu avec mon homologue japonais que les règles de gouvernance ne changeraient pas”, a déclaré Le Maire à propos de sa rencontre jeudi dernier avec Hiroshige Seko, ministre japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, selon l’AFP.

Cette déclaration reflète la volonté du gouvernement français, actionnaire majoritaire du constructeur Renault, de continuer à exercer une influence suffisante sur le partenariat automobile.

Bien que le conseil d’administration de Nissan Motor ait renvoyé M. Ghosn de la présidence du conseil d’administration la semaine dernière, il reste à la tête de l’alliance en raison de son poste de président-directeur général de Renault. Néanmoins, en raison de son arrestation, il est incapable d’exercer ses fonctions.

Bruno Le Maire a révélé que Renault avait également ouvert une enquête interne sur la rémunération de Carlos Ghosn. L’enquête a été lancée avec l’accord total du gouvernement français et devrait être terminée dans quelques jours, a déclaré le ministre.

M. Le Maire a par ailleurs déclaré que les autorités françaises avaient examiné ses impôts et n’avaient trouvé “rien de particulier à signaler”.

Carlos Ghosn restera à la tête de Renault “tant qu’il n’y aura pas d’accusations tangibles”, a déclaré le ministre aux médias français.

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