Emploi et qualité de vie : quelles sont les villes françaises les plus attractives ?
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Alors que les élections municipales approchent, les Français placent la sécurité et le cadre de vie au cœur de leurs préoccupations. Une étude OpinionWay réalisée pour Les Échos et Radio Classique révèle que ces deux thématiques influenceront majoritairement leur vote lors du premier tour. Ces attentes trouvent un écho particulier dans le 9ᵉ palmarès des villes les plus attractives publié en 2025 par Arthur Loyd, réseau spécialisé dans l’immobilier d’entreprise.
Cette nouvelle édition classe 50 métropoles et agglomérations selon quatre critères : qualité de vie, vitalité économique, accueil des entreprises et connectivité. Si tous jouent un rôle dans la dynamique territoriale, c’est bien la dimension “qualité de vie” qui s’impose, surtout chez les actifs : selon Meilleurs Agents, 34 % des Français envisagent désormais de changer de ville ou de région. Un mouvement que le Salon du travail et de la mobilité professionnelle, organisé fin janvier à Paris, entend accompagner.
Toulouse domine chez les très grandes métropoles
Parmi les métropoles de plus d’un million d’habitants, Toulouse conserve son leadership. La Ville rose séduit par son attractivité internationale, son écosystème de formation supérieure, ainsi que par ses ambitions en matière d’innovation et de transition écologique. Le dynamisme économique reste également l’un de ses points forts.
Quelques fragilités subsistent toutefois : la ville apparaît en difficulté sur l’immobilier d’entreprise et les infrastructures dédiées aux bureaux ou à la logistique. Les experts d’Arthur Loyd pointent notamment un déficit de projets tertiaires structurants et une offre de coworking limitée.
Derrière Toulouse, Lyon et Bordeaux complètent le trio de tête.
Montpellier s’impose chez les grandes métropoles
Dans la catégorie des villes de 500 000 à un million d’habitants, Montpellier s’installe en première position. L’agglomération mise sur des secteurs d’avenir, particulièrement dans les biotechnologies et la médecine, ce qui stimule l’emploi local. En revanche, le coût du logement dégrade son score en matière de qualité de vie.
Angers tire son épingle du jeu chez les villes intermédiaires
Angers gagne deux places et se hisse au sommet du classement des villes intermédiaires. Le territoire bénéficie d’un marché immobilier tertiaire jugé solide, appuyé par la transformation de deux quartiers centraux — Cours Saint-Laud et Quai Saint-Serge — désormais mixtes et tournés vers les besoins des entreprises et des jeunes actifs. Ce dernier propose notamment coworking, coliving et logements étudiants.
Proche de Paris grâce au TGV, la ville attire également les créations d’entreprises (+14 % en 2024 selon la CCI locale). Autre point fort : un important vivier universitaire. Avec près de 46 000 étudiants pour 157 000 habitants, Angers se classe parmi les villes les plus étudiantes de France. Ses filières d’excellence couvrent notamment le végétal, l’électronique, les matériaux organiques et la santé.
Bayonne, championne des agglomérations moyennes
Pour la troisième année consécutive, Bayonne s’impose chez les agglomérations moyennes, devançant Poitiers et La Rochelle. Son attractivité repose sur un environnement de vie entre océan et montagne et sur une offre d’enseignement supérieur et de soins jugée adaptée.
En matière d’accueil des entreprises, des marges de progrès demeurent. Sur ce terrain, Blois, Valence et Compiègne apparaissent plus performantes.

