Début des discussions sur le désarmement du village frontalier coréen

Des responsables de la Corée du Nord et du Sud et des Nations Unies ont entamé des négociations ce mardi 16 octobre pour faire d’un village frontalier une enclave neutre et sans armes, dans laquelle les gardes militaires et les touristes des deux côtés se déplaceraient librement le long de la ligne de démarcation.

Vers une collaboration accrue ?

Le village de Panmunjom, également connu sous le nom de zone de sécurité commune, se situe à l’intérieur de la zone démilitarisée, une zone tampon d’une largeur d’un kilomètre qui divise la péninsule coréenne depuis l’arrêt de la guerre de Corée par une trêve en 1953.

Le mois dernier, le président Moon Jae-in de Corée du Sud et le leader de la Corée du Nord, Kim Jong Un, se sont rencontrés à Pyongyang, la capitale du Nord. Les deux parties ont convenu de désarmer Panmunjom pour en faire un “symbole de la paix” sur la péninsule divisée.

Mais la rapidité de l’engagement intercoréen, qui comprend également bon nombre d’autres projets, dépend de la capacité du Conseil de sécurité des Nations Unies à alléger les sanctions contre le Nord, car ils impliquent à terme des investissements sud-coréens chez son voisin.

Lors d’une réunion à Paris lundi avec le président français Emmanuel Macron, M. Moon a suggéré que le Conseil de sécurité, dont la France est l’un des cinq membres permanents, devait commencer à alléger les sanctions dès que le processus de dénucléarisation de la Corée du Nord sera devenu “irréversible”.

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