Jazztel : la Commision européenne valide le rachat par Orange

La Commission européenne s’était résolue à ne pas laisser le gendarme espagnol de la concurrence plancher sur ce rachat, qui est la plus grosse acquisition d’Orange depuis près d’une décennie. En retour, l’opérateur français s’est engagé à respecter plusieurs points pour que le marché reste sain et concurrentiel.

En septembre dernier, Orange mettait sur la table 3,4 milliards d’euros pour tenter de racheter Jazztel, homologue espagnol de l’opérateur français. Mais le projet de rachat était lié à quelques conditions suspensives pour Orange, fixées dans le but de garantir l’accès au marché d’un éventuel concurrent, notamment dans celui de détail lié aux services d’accès à l’internet résidentiel.

Orange ravi

Stéphane Richard, PDG d’Orange, se féliciter de cet aval, qui représente pour lui un « signal positif » pour renforcer la position de l’opérateur sur le continent européen.

Une décision « raisonnable » selon l’intéressé, la Commission européenne aurait saisi la nécessité de renforcer la position d’Orange en Europe, et qui va par la même occasion « restructurer le marché espagnol », comme il l’a précisé à l’AFP.

Néanmoins, la Commission a accepté de donner à Orange son feu vert sous réserve que ce dernier s’engage à propos de plusieurs points. Pour la fibre optique, Orange devra céder un réseau qui abrite entre 700 000 et 800 000 foyers espagnols, répartis dans cinq grandes villes : Madrid, Barcelone, Valence, Séville et Malaga. Ensuite, l’opérateur devra laisser un accès de gros au réseau ADSL national de Jazztel, de manière à ce que l’acquéreur du réseau en fibre optique puisse se développer, et ceci sur une durée qui pourrait aller jusqu’à huit années. Enfin, Orange devrait faire de même concernant son réseau mobile, en laissant un accès de gros à celui-ci, même pour les services 4G.

Margrethe Vestager, commissaire en charge de la politique de concurrence, souligne l’importance accordée à la protection des intérêts du consommateur dans cette décision, le défi était d’éviter tout risque de hausse des prix sur le marché de l’internet fixe.

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