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Assurance crédit : les banques dans le viseur de Bercy

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Assurance crédit : les banques dans le viseur de Bercy

La Rédaction
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Bercy a alerté la Répression des fraudes sur d’éventuelles pratiques illégales de la part des banques en matière d’assurance crédit.

Alors que les marges commerciales de banques sur les crédits immobiliers sont au ras des pâquerettes pour cause de taux historiquement bas, l’assurance crédit reste à ce jour un des produits qui génère encore des revenus intéressants pour les grands établissements bancaires. Il faut dire qu’une assurance emprunteur peut représenter jusqu’à 30% du montant total du crédit et que les banques ont tout intérêt à en vendre le plus possible, le marché pesant non moins de 9 milliards d’euros par an. Sauf que depuis 2010 et la loi Lagarde, les emprunteurs ont dorénavant la possibilité d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, et donc de contracter un crédit dans leur banque mais de souscrire une assurance emprunteur auprès d’un autre acteur, plus généreux.

En 2018, le sénateur Martial Bourquin a déposé un amendement qui donne encore plus de libertés à l’emprunteur qui peut dorénavant renégocier chaque année sa coûteuse assurance adossée à son crédit.

Sur le papier, tout semble idéal. Les emprunteurs peuvent faire jouer la concurrence et bénéficier de conditions tarifaires plus avantageuses. Sauf que dans la réalité, les grandes banques françaises mettraient la pression sur les courtiers pour qu’ils faussent le jeu de la concurrence et orientent leurs clients vers elles. C’est ce que dénonce Martial Bourquin qui a écrit au ministre de l’Economie Bruno le Maire après avoir été lui-même alerté par l’Association professionnelle des intermédiaires de crédits qui accuse les banques de pratiques illégales.

Le sénateur PS écrit “Il semblerait en effet que les banques mettent actuellement sous pression les courtiers avec de nombreuses entraves», afin notamment «qu’ils proposent comme assurance emprunteur l’assurance de la banque et ne fassent pas jouer la concurrence “.

Bruno le Maire a alors demandé à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de même qu’au Trésor public de “faire le point sur le dossier”.

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