L’économie française touchée par le ralentissement de la zone euro

Les réductions d’impôt mises en place par Emmanuel Macron n’ont pas autant alimenté les dépenses de consommation que prévu.

Un climat européen maussade

L’économie française connaît un premier semestre plus faible que prévu dans un contexte de ralentissement croissant de l’économie de la zone euro, selon l’agence de statistiques Insee.

Dans ses dernières prévisions, l’institut déclare que les efforts du président Emmanuel Macron pour stimuler les dépenses de consommation avaient eu un effet moins important que prévu et que la croissance avait été insuffisante. L’Insee fournissait sa première prévision pour 2019, prévoyant une expansion de 1,3%.

Ces perspectives font écho au pessimisme croissant à l’égard de l’économie de la zone euro face à un effondrement prolongé du secteur manufacturier et à la crainte que des chocs commerciaux ne puissent exacerber davantage la situation. En Italie, l’office des statistiques voit une possibilité de contraction ce trimestre et prévoit une croissance de seulement 0,3% sur l’ensemble de l’année.

L’Insee avait précédemment prévu un impact plus important des réductions d’impôt d’Emmanuel Macron suite aux manifestations des Gilets Jaunes. Mais les consommateurs ont été plus prudents, choisissant d’augmenter leurs économies plutôt que de dépenser leurs gains. Sur une note plus positive, l’agence de statistique a déclaré que la croissance serait suffisamment forte pour maintenir le chômage à la baisse, et que celui-ci se situait à 8,3% en 2019, contre 8,8% auparavant.

“L’accélération de la consommation des ménages n’a toutefois pas été aussi marquée, peut-être en raison d’un climat teinté d’attentisme dans l’ombre de la crise des Gilets Jaunes”, déclare l’Insee.

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