France : un déficit public meilleur que prévu

Le déficit de la France a diminué plus que prévu en 2015, en raison d’une croissance économique plus ample, et une charge de la dette allégée par des taux relativement bas, mais également à la baisse importante des dépenses d’investissements supportées par les collectivités locales.

Cabinet meeting at the Elysee Palace

Les données de l’Insee rendues publiques ce vendredi, le déficit de la France s’élève à 77,4 milliards d’euros en 2015, soit 7,4 milliards de moins que l’année précédente.

Une publication qui devrait rassurer la Commission européenne, qui avait critiqué la France pour sa lenteur par rapport aux autres pays de la zone euro dans la diminution des déficits d’Etat.

Commentant ces résultats, le ministre des Finances Michel Sapin a rappelé que le gouvernement diminuait les déficits tout en supportant la croissance. La France est en train de prouver que ces deux politiques sont possibles. Pour lui, il n’y aucune raison de ne pas avoir une croissance vigoureuse sans être rigoureusement sérieux budgétairement.

Ces résultats valident également l’objectif de déficit ramené à 3,3% du PIB en 2016, rappelle-t-il.

Toutefois, le gouvernement a annoncé depuis le début de l’année l’arrivée d’une série de nouvelles charges, comprenant notamment le dégel du point d’indice de la fonction public, ce qui laisse présager qu’aucune accélération ne serait effective cette année pour passer en dessous des 3%, chiffre qui a été promis à la Commission européenne pour l’année en cours.

« Pas la course »

Lors d’un point presse, le ministre a affirmé que la stratégie s’était avérée payante jusqu’ici, aucune raison de « faire la course » à ses yeux.

Parallèlement, l’Insee note un net ralentissement du niveau de la dette publique, qui campe à 2.096,9 milliards d’euros fin décembre, soit 95,7% du PIB. En 2014, elle en pesait 95,3% et avait atteint des sommets à la fin du second trimestre, avec 97,8%.

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