La France, acteur de poids dans la RSE

Le Médiateur national des relations inter-entreprises Pierre Pelouzet a annoncé ce 24 mars les résultats d’une étude menée conjointement avec EcoVadis, au sujet des performances RSE des entreprises hexagonales vis-à-vis de leurs homologues des pays de l’OCDE et des BRICS. Les résultats sont prometteurs.

Dans un contexte économique qui tend à favoriser les démarches responsables des grands groupes, l’étude rendue par EcoVadis montre très clairement que la France est remarquable. Le pays se classe en effet devant les entreprises des BRICS dans trois domaines-clés de la RSE : le souci environnemental, social et l’éthique du marché des affaires.

Avec un score moyen de 43,8/100, les entreprises hexagonales devancent le reste des pays de l’OCDE (42,3) et des BRICS (35,4). Il y a notamment 47% de petites ou grandes entreprises qui disposent d’un système de gestion de la RSE approprié, jugé « performant » ou « exemplaire ». En comparaison, le pourcentage des pays de l’OCDE est de 40%, celui des BRICS, de 15%.

La France termine en tête concernant les volets de l’environnement et du social, et termine à la deuxième place sur l’éthique des affaires, à quelques points derrière l’OCDE (37,8 contre 39,1/100).

Cette évaluation se base sur environ vingt critères qui comprennent la consommation d’énergie ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, la biodiversité, le traitement des déchets, le recyclage des produits ou leur gestion, la santé et la sécurité des salariés, les conditions de travail, le dialogue social, la gestion des carrières et de la formation, les discriminations, les pratiques anti-trusts ou encore les performances environnementales et sociales des fournisseurs.

Les facteurs déterminants

L’étude analyse également l’avance des entreprises françaises sur leurs consœurs à propos de la RSE, celle-ci se développe grâce à différents facteurs, qui sont le cadre réglementaire et les incitations du gouvernement favorisant les investissements dans les démarches de RSE ainsi que les incitations des syndicats et des fédérations professionnelles, l’appui et l’accompagnement des acteurs de la RSE, notamment l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) ou l’agence Vigeo, et finalement, le dynamisme hexagonal concernant les initiatives internationales, via par exemple sa participation à l’élaboration de la norme ISO 26000 ou sa présidence de la commission sur la norme ISO, qui détermine les achats responsables.

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