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Bretagne : les banques mutualistes, un facteur de stabilité

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Bretagne : les banques mutualistes, un facteur de stabilité

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Banques mutualistes

Alors que les PME et TPE de la région traversent une période difficile, les banques mutualistes redoublent d’efforts pour leur venir en aide.

« La première inquiétude est liée au fait de ne pas voir le bout de la crise. Quand va-t-elle finir ? » s’interrogeait le président du MEDEF Bretagne, Hervé Kermarrec, fin avril dans Ouest France. La crise dont il est question n’est pas seulement sanitaire, alors que l’Hexagone vient d’entrer dans sa troisième phase de déconfinement, elle est aussi économique et sociale. « La deuxième inquiétude concerne le niveau de dette des entreprises, poursuivait alors Hervé Kermarrec. Beaucoup se demandent comment elles feront pour tenir, pour investir, pour innover avec une telle dette ». Et plus particulièrement les TPE-PME bretonnes.

Si la région héberge de grands groupes, dans l’agroalimentaire notamment, 90 % de ses 198 000 entreprises possèdent moins de 10 salariés — suivant ici la moyenne nationale. Soit « un emploi sur quatre », rappelle la préfecture régionale (160 000 salariés). Tout comme les PME (de 10 à 49 salariés), qui emploient en Bretagne pas moins de 178 000 personnes. D’où l’importance, pour Brigitte Le Cornet, présidente de l’antenne bretonne de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), de veiller à épauler ces dernières, guère épargnées par la crise sanitaire, afin de maintenir leur santé économique. Ce qu’ont d’ores et déjà prévu de faire certaines banques bretonnes.

C’est en tout cas le défi proposé par le président de la région, Loïg Chesnais-Girard, qui lançait, en janvier dernier, le « Breizh rebond », un plan de soutien financier aux entreprises dont la transformation passe par l’investissement. Doté de 50 millions d’euros, le fonds puise pour ce faire dans les caisses de la région Bretagne (20 millions) ainsi que celles de plusieurs groupes mutualistes, comme le Crédit Mutuel (20 millions), le Crédit Agricole, la Caisse d’Epargne et BIB Participations (10 millions). Car face à la crise globale à laquelle font face les petites structures, selon Loïg Chesnais-Girard, impossible d’attendre que la solution vienne « d’en haut ».

Solidarité et proximité

L’été dernier, le Crédit Agricole du Finistère avait déjà distribué plus de 1 300 chèques d’une valeur de 50 euros, à travers deux jeux : #Jeconsommelocal et #Envacancesprèsdechezmoi. De quoi satisfaire, non seulement, l’ensemble des clients, des sociétaires, mais également des professionnels finistériens. Plus de 65 000 euros avaient ainsi été réinjectés dans les commerces du département. Depuis la rentrée de septembre, ce sont les caisses locales qui ont pris le relais, en soutenant de nombreuses associations de commerçants à travers l’octroi de budgets pour animer la vie de leur quartier.

En Ille-et-Vilaine, le Crédit Agricole a également cherché à encourager l’emploi des jeunes, diplômés ou non. À l’origine de quelque 125 recrutements en CDI et 160 en alternance l’an dernier, la banque a ainsi formé plusieurs centaines de personnes aux métiers de la banque, de l’assurance et de l’immobilier. Des pratiques en lien avec les valeurs de solidarité et de proximité prônées par le mutualisme. Dans lesquelles se retrouvent également le Crédit Mutuel de Bretagne (Fédération Arkéa), avec en 2020, 2 450 familles aidées, 750 associations accompagnées et 2 500 emplois créés ou maintenus. La banque recolle ainsi avec son statut d’établissement mutualiste que sa direction avait voulu abandonner pendant un temps.

Lors du précédent déconfinement, l’activité économique était repartie assez rapidement dans la région — notamment dans le secteur de la construction. Côté tourisme, les Français s’étaient rendus massivement en Bretagne, rééquilibrant ainsi la balance désertée par les étrangers. De nombreux professionnels du secteur avaient alors déclaré que leur chiffre d’affaires était, sinon en hausse, stable, par rapport à l’été 2019. Avec un mercure qui grimpe progressivement et la réouverture prochaine des commerces et restaurants, il n’est pas impossible de voir cette dynamique se répéter. D’autant plus avec l’aide des banques mutualistes de la région.

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