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Assurances : quels sont les employeurs qui tirent leur épingle du jeu ?

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Assurances : quels sont les employeurs qui tirent leur épingle du jeu ?

La Rédaction
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assurances marque employeur

Quel qu’ait pu être l’impact de la crise sanitaire pour les assurances, celles-ci restent bien perçues par leurs salariés. C’est ce que révèle une étude sur la qualité des employeurs menée par Capital avec l’institut Statista. Pour des entreprises comme SFAM, AXA ou la MAIF, la marque employeur et les conditions de travail n’y sont pas pour rien.

Assurances : le secteur a résisté à la crise

Le secteur de l’assurance n’a pas attendu la crise sanitaire pour afficher un certain dynamisme, notamment en termes d’embauches. Le rapport de l’Observatoire sur les métiers et les formations des salariés dans l’assurance (Roma) témoignait fin 2019 d’une hausse des effectifs dans le secteur, avec des recrutements qui atteignaient 10,3% des effectifs. Un chiffre record qui représentait alors 15 182 embauches. La crise sanitaire semble avoir relativement épargné le secteur, qui a su massivement mettre en place le télétravail. Si durant le premier confinement, « l’activité a pu être assurée » selon le baromètre prospectif 2020 de l’Oema, l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance, c’est parce que plus de 90% des salariés ont travaillé à distance. Chez AXA, le télétravail ne date pas d’hier : depuis sept ans, un accord de télétravail permet aux salariés qui le souhaitent de travailler de chez eux 1 à 2 jours par semaine. En janvier, Axa a même décidé d’étendre sa stratégie de « smart working » à l’ensemble de ses collaborateurs dans le monde : « une nouvelle étape dans notre stratégie globale visant à faire d’AXA l’une des meilleures entreprises où travailler » selon Karima Silvent, directrice des ressources humaines.

Ce maintien de l’activité a été accompagné d’une poursuite des embauches pour certains employeurs. SFAM, 25e dans le classement capital des meilleurs employeurs dans l’assurance, a annoncé recruter 1000 CDI pendant la crise pour continuer d’assurer le meilleur service client possible. Pour Pascal Novais, directeur d’étude chez OpinionWay, « aux yeux du grand public, l’image de l’assurance ne s’est pas dégradée ».

SFAM, AXA, MAIF… pour les employeurs, le défi de l’attractivité

Une image positive que l’on retrouve chez les salariés, satisfaits de travailler dans l’assurance, comme en témoignent plusieurs enquêtes. Celle de Capital, mais aussi celle de Choose My Company qui établit un classement des meilleures entreprises selon les salariés. Dans le classement 2019 des entreprises de plus de 5 000 salariés, la MAIF est 8e. Pour les entreprises de 1000 à 4 999 employés, on retrouve SFAM à la deuxième place. Revers de médaille de l’attractivité du secteur, le marché du recrutement est de plus en plus tendu : selon l’analyse du marché de l’emploi en assurance en 2020 de Walters People, « il y a plus d’offres que de professionnels pour les pourvoir. Il est devenu indispensable que les entreprises revoient leurs critères pour recruter leurs collaborateurs sur certaines fonctions. » Certains assureurs mettent en valeur la proximité avec leurs assurés et un positionnement sociétal : confiance et responsabilité sociale et environnementale « sont devenues des valeurs centrales dans le monde de l’assurance », affirme Christophe Angoulvant, senior partner du cabinet de conseil Roland Berger. Exemple à la MAIF, qui a annoncé en avril 2020 à ses 2,8 millions d’assurés auto les 100 millions d’euros économisés durant les deux mois de confinement. Les sociétaires ont pu récupérer cette somme, en moyenne 30€ par véhicule, ou la reverser à une association. SFAM quant à elle a renouvelé son engagement aux côtés d’Action contre la Faim pour trois ans supplémentaires, à hauteur d’un million d’euros.

La marque employeur au service du recrutement

Pour Christophe Angoulvant, les entreprises d’assurance vont devoir « se pencher sérieusement sur la concrétisation de leur raison d’être ». Une nécessité qui conduit un nombre croissant d’assureurs à développer leur marque employeur. En Auvergne-Rhône-Alpes, le secteur de l’assurance représente 25 000 emplois, avec une croissance de l’emploi de 16% sur les dix dernières années. Des chiffres qui ont conduit les assureurs de la région à lancer la Marque Employeur Assurance AuRA, afin d’attirer les talents. Pour cela, le Cluster Assurance AuRA s’appuie sur des piliers comme l’engagement sociétal, la formation, l’employabilité, la bienveillance ou encore l’innovation. Pour se démarquer, la marque employeur ne reste pas pour autant sectorielle. Certaines entreprises en ont fait un axe fort de leur développement, comme AXA qui a maintenu le recrutement de 5000 personnes malgré la crise sanitaire. Muriel Nicou, responsable marque employeur, marketing et expérience RH chez AXA en France, insiste en particulier sur l’expérience candidat : « Aujourd’hui, 83 % des candidats se renseignent sur une entreprise avant de postuler. Si l’on veut que le recrutement fonctionne, il faut partir sur de bonnes bases. En ce sens, nous travaillons à l’amélioration de l’expérience candidat en amont, pendant et après le processus de recrutement, en adoptant une approche servicielle. »

Des discours qui doivent se traduire en acte sous peine d’être durement sanctionnés par les candidats ou les salariés. Chez SFAM, labellisée « entreprise où il fait bon travailler » pour la quatrième année consécutive, le fondateur Safri Fegaier met en avant les conditions de travail : « cantine gratuite, salle de sport à disposition, salaire d’embauche à 2 500 € net… ». Pour Christine Lemaire, DRH du groupe, « l’enjeu pour les entreprises est de veiller à maintenir le bon équilibre entre les attentes individuelles et le collectif, à impliquer davantage ses salariés dans des projets concrets dont ils pourront en apprécier l’aboutissement ».

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