CHARGEMENT

Tapez votre recherche

Les initiatives fleurissent pour aider les commerçants à vendre en ligne

Actualités Business Conso

Les initiatives fleurissent pour aider les commerçants à vendre en ligne

La Rédaction
Partager
commerçants vente en ligne

Alors que le gouvernement a décidé de fermer les commerces « non essentiels » pendant le reconfinement, artisans et commerçants se démènent pour accélérer leur transformation numérique. Pour les aider, Hubside, WiziShop ou encore Swat répondent présent.

Le défi est de taille. « Vendre sur Internet est un métier à part entière qui demande du temps et de l‘argent. De nombreuses compétences entrent en jeu et les démarches sont multiples », rappellent certains experts, tout en soulignant que les commerçants qui souhaitent se lancer doivent apprendre le droit commercial du net, réaliser des démarches auprès de leur banquier ou encore s’offrir les services de spécialistes du marketing digital… Le tout en seulement quelques semaines, s’ils veulent réussir leurs ventes à l’approche de Noël.

La vente en ligne pour tous, promet Hubside

Résultat, les initiatives visant à aider les commerçants à sauter le pas se multiplient aussi bien à l’échelle nationale que locale. La plateforme française Hubside fait partie des acteurs de la tech français qui se mobilisent pour rendre le e-commerce accessible à tous. Connue pour offrir aux particuliers la possibilité de partager leurs passions ou leurs projets en se créant facilement un site web, la plateforme vient de lancer une nouvelle fonctionnalité E-shop, qui fera du site web de ses utilisateurs non plus seulement une vitrine, mais également un canal de vente en ligne.

L’option E-shop permet aux commerçants de créer un catalogue et des fiches produits intégrés à leur site Hubside. Elle offre la possibilité de gérer des stocks et des commandes via un backoffice vendeur, de recevoir des paiements en ligne et même d’assurer la relation client après commande.

« Avec sa fonctionnalité E-shop, Hubside rend accessible la vente en ligne à tous les particuliers, aux auto-entrepreneurs ou encore aux petits professionnels. Même sans compétences techniques, ils peuvent être autonomes et lancer leur projet de vente en ligne », résume Alexandre Hampe, COO d’Hubside.

Elan de solidarité envers les commerçants

De son côté, WiziShop a lancé l’opération #EcommerceSolidaire. La société met à la disposition des marchands des boutiques en ligne gratuites pendant trois mois. « L’objectif est de soutenir les commerçants ayant été contraints de fermer leurs portes lors du confinement. Plus de 600 commerçants ont ainsi profité en France de boutiques en ligne mises à disposition », assure la plateforme qui estime à 7 millions d’euros le chiffre d’affaires réalisé par ces commerçants depuis mars.

Des initiatives solidaires voient également le jour au niveau local. Basée à Poisy (Haute-Savoie), la start-up Swat propose de créer gratuitement un site web aux commerçants locaux. La mise en ligne du site étant offerte par la start-up, les commerçants ne doivent assumer que l’hébergement du site et l’achat de thèmes particuliers ou de fonctionnalités spéciales s’ils le souhaitent.

Municipalités, collectivités et autres associations se mobilisent également afin d’aider les petits commerces. C’est notamment le cas de Vie de quartier à Auteuil, un groupe Facebook d’entraide entre voisins qui cherche à « favoriser les circuits courts et les commerces de proximité », selon son administratrice Fleur Gazzola.

Amazon, un concurrent redoutable

L’entrepreneuse parisienne ne cache pas sa joie d’avoir aidé à sauver de nombreuses boutiques lors du premier confinement, notamment celles des commerçants « qui vendaient sur les marchés et n’avaient aucun fichier client ». S’ils se sont retrouvés « du jour au lendemain sans débouché », ils ont malgré tout réussi à vendre leur stock par le biais du groupe.

A Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), c’est la municipalité qui a développé le portail Ma ville Mon Shopping. Objectif : soutenir l’économie locale et participative en aidant les commerçants de la ville à créer leur boutique en ligne.

A Nancy, le site Achetez-grandnancy.fr compte plus de 200 enseignes. Lancée tout juste après le premier confinement, la plateforme a été en partie financée par la métropole à hauteur de 37 000 euros. Elle sera « entièrement gratuite sur l’année 2020 pour les commerçants, artisans et associations de commerçants », précise la métropole.

Les commerçants redoutent la concurrence du colosse du commerce en ligne mondial, Amazon. Début novembre, alors invité sur le plateau du journal de TF1, Jean Castex invitait les « Françaises et les Français » à « peut-être, pendant ce mois-ci, retarder ou décaler [des achats], plutôt que de commander, sur un grand site étranger, des produits par Internet ».

Même son de cloche chez la ministre de la Culture, qui n’a pas hésité à nommer le concurrent en question. « N’achetez pas des livres sur les plateformes numériques. Oui, Amazon se gave, à nous de ne pas les gaver », a lancé Roselyne Bachelot. Le ministre de l’Economie ne s’est pas montré moins combatif. « Si vous pouvez trouver votre jouet dans un commerce de proximité, votre livre chez un libraire indépendant et qu’il suffit de passer un coup de fil pour le commander, faites-le ! », a vivement conseillé Bruno Le Maire. Les initiatives visant à aider les commerçants à sauter le pas du numérique devraient en effet rendre ces conseils bien plus faciles à suivre.

Tags:

Articles en relation