CHARGEMENT

Tapez votre recherche

McDonald’s, LVMH : en France, le front de l’emploi est plutôt au beau fixe

Actualités Business Conso Emploi Industrie

McDonald’s, LVMH : en France, le front de l’emploi est plutôt au beau fixe

La Rédaction
Partager

Alors que le taux de chômage en France est au plus bas depuis 2008, une étude réalisée auprès de 250 entreprises révèle que celles-ci (McDonald’s, Carrefour, LVMH, Altran, Capgemini, Alten etc.) prévoient de recruter plus de 460 000 employés dans l’Hexagone en 2020. Une dynamique positive à analyser.

Les bons chiffres de l’économie française

On apprenait le mois dernier que le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A avait baissé de plus de 120 000 en France en 2018, le taux de chômage s’établissant ainsi à 8,1 % – soit son plus bas niveau depuis fin 2008. Une excellente nouvelle qui permet au gouvernement d’affirmer qu’un taux à 7% en 2022 est « franchement atteignable ». Un optimisme qui pourrait néanmoins être modéré par l’impact de l’épidémie de coronavirus, si celle-ci venait à se prolonger : selon l’OCDE, l’épidémie pourrait amputer le PIB français de 0,3 point. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a néanmoins assuré que l’État soutiendrait les entreprises impactées. Cent-soixante d’entre elles ont d’ores et déjà fait une demande de chômage partiel – une situation qui ne concerne cependant que 2 200 salariés pour le moment.

La baisse du chômage en 2019 est liée à la relativement bonne croissance du PIB tricolore – qui a progressé de 1,3% l’an dernier, soit 0,2 point de plus que que la moyenne européenne – mais aussi à la bonne santé de nombreuses entreprises françaises. Un retour à la confiance et à l’optimisme de l’économie tricolore qui devrait se confirmer cette année, comme le montre une enquête réalisée par Le Figaro en partenariat avec cadremploi.fr : les 250 entreprises interrogées prévoient en effet de recruter 465 104 salariés sur le territoire national avant 2021 – un chiffre qui pourrait bien entendu varier en fonction de l’évolution du contexte économique mondial.

McDonald’s, Carrefour, LVMH : les champions de l’emploi

En tête de ce classement des plus gros recruteurs de 2020, tous emplois confondus, trône le géant américain de la restauration rapide McDonald’s, qui envisage d’embaucher 50 983 salariés. Mais la suite du classement fait la part belle aux entreprises tricolores : dans le top 10, on trouve 8 entreprises françaises – la seule autre étrangère étant également une chaîne de fast-food américaine, Burger King. Parmi ces champions de l’emploi se trouvent bien sûr des entreprises connues du grand public comme Carrefour (2ème) ou LVHM (7ème) – le groupe de Bernard Arnault est donc représenté deux fois dans ce top 10, étant actionnaire du groupe Carrefour – mais aussi des moins connues comme Phone Régie ou City One. On trouve même une entreprise publique en 4ème position : le groupe SNCF, mastodonte de plus de 200 000 salariés, qui devrait embaucher 26 500 personnes cette année. Plus bas dans le classement, les PME et les startups ont quant à elles des ambitions proportionnelles à leur taille, mais bien réelles.

Recrutement des cadres : Altran, Capgemini et Alten

Une analyse du ratio nouvelles embauches/effectifs en France permet un aperçu plus significatif de la croissance des entreprises du top 10 : la médaille de bronze, Armonia, souhaite par exemple embaucher 32 900 salariés cette année, soit quasiment autant que Carrefour et ses 104 000 employés alors qu’elle n’en compte actuellement que 11 282. Ce grand dynamisme des recrutements se retrouve aussi dans des maisons de plus grande taille occupant le devant de la scène : le groupe LVMH, par exemple, compte recruter 14 700 salariés en France, ce qui correspond à 44% de ses effectifs dans l’Hexagone (33 701).

En ce qui concerne le top 10 du recrutement de cadres, le classement est bien différent : on n’y retrouve que LVMH et Crédit Agricole, le top 3 étant occupé par le spécialiste du conseil en ingénierie Altran et par deux sociétés de consulting, Capgemini et Alten. Le marché des cadres bénéficiant d’un quasi plein-emploi avec un taux de chômage de moins de 4 %, le recrutement pour les entreprises y est moins aisé, celles-ci devant souvent mettre en avant ce que leur métier apporte à la société et montrer l’utilité sociale de leur activité pour convaincre les candidats de les rejoindre.

Tags:

Articles en relation