CHARGEMENT

Tapez votre recherche

#SuivezMonHistoireSFAM : l’employee advocacy au service du recrutement

Actualités Emploi

#SuivezMonHistoireSFAM : l’employee advocacy au service du recrutement

La Rédaction
Partager
employee_advocacy_Economie_Matin

Pour recruter ses futurs talents, l’assureur SFAM mise sur l’audience de ses salariés sur les réseaux sociaux. Une pratique de plus en plus répandue et adoptée avec succès par les entreprises, à l’image d’Avanade ou encore d’Accenture.

Raphaël est superviseur chez SFAM. A 18 ans, avec son bac STG en poche, il n’avait « pas de projet en tête », mais il avait « l’ambition de réussir ». A 20 ans, il décroche son premier CDI. « SFAM m’a offert ma chance au travers d’un BTS en alternance que j’ai effectué durant deux ans », raconte-t-il. Une formation qui lui a permis de développer des compétences comme la détermination, la maturité et la confiance en soi. Roxane, ancienne cuisiniste, est aujourd’hui référente formatrice. « J’avais le sentiment d’avoir fait le tour de mon poste et une amie qui travaillait chez SFAM m’en a parlé. Elle m’a décrit des personnes motivées dans une entreprise en mouvement. Donc je me suis dit, “pourquoi pas tenter l’aventure ?” ». Thibault, passionné de voyage, était de son côté parti « chercher [s]a propre voie » en Australie. Il l’a finalement trouvée à côté de chez lui, chez SFAM, qu’il a intégrée en tant que téléconseiller, avant de devenir coach qualité puis superviseur.

Raphaël, Roxane et Thibault sont tous trois épanouis dans leur poste. Et ils sont prêts à le dire et à partager leur expérience évolutive chez SFAM. En tant qu’« employés ambassadeurs », ils racontent leurs expériences, leurs parcours et leurs motivations sur les réseaux sociaux, en utilisant le hashtag #SuivezMonHistoireSFAM. Objectif : capitaliser sur leur influence sociale pour faire connaître l’entreprise et encourager d’autres personnes à la rejoindre. Car quoi de plus parlant pour un candidat à la recherche d’un emploi que le témoignage de salariés déjà intégrés dans l’entreprise ?

Ambassadeurs 2.0

Si la pratique de l’employee advocacy n’est pas nouvelle, elle s’est accélérée avec l’émergence des réseaux sociaux. Les collaborateurs sont devenus des ambassadeurs de leur entreprise, enclins à partager sur Facebook, YouTube, Twitter, Instagram ou encore LinkedIn des contenus destinés à incarner la marque employeur. A ce titre, ils peuvent être des porte-paroles engagés, voire des défenseurs de la marque.

Mais l’employee advocacy ne consiste pas à faire de chaque salarié un commercial. L’enjeu est de donner un aperçu de la vie de l’entreprise, de ses atouts et de ses métiers, par l’intermédiaire de ses collaborateurs. Une démarche adoptée par SFAM, qui figurait en première place du classement HappyAtWork en 2018 des entreprises de 500 à 999 salariés « où l’on est heureux de travailler ». L’entreprise, qui propose de nombreux postes à pouvoir, est arrivée deuxième au classement 2019 dans la catégorie des entreprises de 1 000 à 4 999 salariés.

Exigence de transparence

Comme SFAM, de nombreuses sociétés mobilisent leurs employés pour attirer et fidéliser de nouveaux talents. C’est le cas d’Avanade, une société de 800 salariés qui développe des solutions technologiques. Pour recruter 250 nouvelles personnes, des binômes composés d’un manager et d’un salarié junior se rendent dans les écoles de commerce ou d’ingénieurs afin d’échanger avec les directions et les associations étudiantes. « Nous recevons de nombreuses candidatures de la part de nos salariés. Beaucoup se portent volontaires pour être le relais dans les écoles car ils sont très contents d’y retourner, mais aussi plutôt fiers de valoriser leur nouveau poste et de partager leur expérience », explique Antoine Quenet, responsable recrutement d’Avanade.

L’entreprise Accenture élargit quant à elle son vivier d’ambassadeurs à ses anciens salariés. « Il y a un sentiment d’appartenance très fort parmi les anciens, même quand ils sont partis. Nous sommes perçus comme un label de qualité, une entreprise performante et exigeante. Certains nous soumettent des recommandations ou des candidatures. D’autres souhaitent revenir chez Accenture », explique Florence Réal, directrice du recrutement.

Confiance et accompagnement

L’employee advocacy a tout d’un nouvel eldorado communicationnel pour les entreprises. Quelles sont les clés du succès en la matière ? Pour François Guillot, directeur associé au sein de l’agence Angie+1, « l’employee advocacy se caractérise par des frontières floues, qui restent à conquérir, et un fonctionnement rebelle à tout excès de règles. Pour exploiter pleinement le potentiel de cette démarche, l’entreprise doit accepter de naviguer à vue entre l’organisation et la liberté ». Et éviter de se servir de ses salariés comme de simples « perroquets » qui répéteraient un discours corporate. Le risque étant alors d’étouffer la spontanéité de la prise de parole. Pour autant, accompagner ses salariés ambassadeurs n’en reste pas moins indispensable, notamment en matière d’utilisation des réseaux sociaux : fonctionnalités, techniques de rédaction, règles de confidentialité, etc.

Des précautions qui auront toutes les chances de faire de l’employee advocacy un « deal » gagnant-gagnant pour l’entreprise et comme pour ses salariés.

 

Tags: