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L’économie française – et ses ambassadeurs – se porte bien

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L’économie française – et ses ambassadeurs – se porte bien

La Rédaction
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Bernard Arnault

Avec un capital qui dépasse les 100 milliards de dollars, Bernard Arnault, le patron de LVMH rejoint Jeff Bezos et Bill Gates dans le top 3 des hommes les plus prospères du monde. Cette information survient dans un contexte plutôt favorable pour l’économie française, avec un chômage tombé à son niveau d’avant la crise de 2008 et des perspectives encourageantes du côté de la croissance et de l’emploi.

Il a suffi que l’action LVMH gagne 2,9% en début de semaine à la Bourse de Paris pour que son président, qui détient 47,2% du capital du groupe, se hisse mécaniquement à la troisième place du Billionnaire Index. Dans ce classement tenu par l’agence Bloomberg, il rejoint, avec 100,4 milliards de patrimoine, le club ultra sélect des milliardaires à trois chiffres, derrière Jeff Bezos, patron d’Amazon (118,5 milliards de dollars) et Bill Gates, fondateur de Microsoft (105,5 milliards).

Cette information vient sanctionner une année record pour le patron français, au cours de laquelle il aura vu sa fortune s’accroître de 32 milliards, la plus forte progression enregistrée chez les 500 personnalités qui composent le classement établi par Bloomberg.

LVMH, un fleuron du luxe à l’échelle mondiale

La nouvelle témoigne également de la bonne santé du groupe LVMH, considéré comme l’un des fleurons du luxe à l’échelle de la planète. Né d’une stratégie de rachats et de consolidations entamée dans les années 1980, le groupe présidé par M. Arnault compte aujourd’hui dans son giron 70 marques parmi lesquelles Louis Vuitton, Bulgari, Moët et Chandon, Hennessy, Christian Dior, Berluti, Céline, Kenzo, Givenchy, Sephora ou encore le Bon Marché.

Portées par la forte croissance du secteur du luxe, ces entreprises ont atteint lors des dernières années des sommets de rentabilité. Fin janvier, elles cumulaient un chiffre d’affaires de 46,8 milliards d’euros, en hausse de 10 % par rapport à 2017. Leur rentabilité opérationnelle agrégée s’élevait alors à 21,4 %, contre 19,5 % l’année précédente. Sous l’égide de M. Arnault, LVMH est devenu la vitrine du savoir-faire français en matière de champagne, de spiritueux et de maroquinerie.

Un symptôme de la bonne santé de l’économie française

Faut-il pour autant pousser un cocorico à l’idée de voir un Français rejoindre deux Américains sur le podium des plus grandes fortunes ? L’impact du groupe LVMH sur l’économie française au cours des dernières années a suivi la trajectoire de son président dans le classement des grandes fortunes.

LVMH se présente aujourd’hui comme un champion du Made in France. Si le géant du luxe réalise 90 % de son chiffre d’affaires en dehors de son pays de naissance, il a fait de sa contribution à la richesse nationale l’un des axes de son champ d’action et ses maisons françaises emploient plus de 30 000 personnes dans l’Hexagone. En début d’année, les ressources humaines du groupe ont annoncé vouloir y recruter plus de 14 000 personnes, donc 5000 nouvelles embauches. Quant à sa rentabilité record, elle fait aussi des heureux du côté des finances publiques : en 2017, LVMH s’est acquitté de la moitié de ses impôts en France, soit 2,4 milliards de prélèvements obligatoires (dont 770 millions de cotisations sociales), ce qui en faisait le sixième plus gros contributeur а la solidarité nationale.

Cette information est à resituer dans un contexte plutôt favorable pour l’économie française : le chômage est tombé à son niveau d’avant la crise de 2008, et les perspectives sont plutôt encourageantes du côté de la croissance et de l’emploi.

 

 

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