Économie : en Côte d’Ivoire, tous les voyants sont au vert

La Côte d’Ivoire devrait afficher une croissance économique de 7,5 % en 2019. Une bonne performance qui, couplée à une forte attractivité auprès des investisseurs, confirme son statut de « locomotive de l’Afrique de l’Ouest ».

En pleine croissance

Le 17 mai dernier, c’est lors d’une conférence sur le thème « Croissance économique et bien-être social » qu’Adama Koné, le ministre ivoirien de l’Économie et des Finances a annoncé que son gouvernement tablait sur une croissance du PIB de 7,5 % en 2019. Ce chiffre, en légère hausse par rapport à 2018 (il était alors de 7,4 %) place la Côte d’Ivoire dans le top 5 mondial des pays à forte croissance et en pole position de la sous-région ouest-africaine, dont la croissance moyenne est de 3,3 %.

Une performance par ailleurs valorisée par une inflation maîtrisée (0,4 %), un déficit budgétaire correspondant à 3 % du PIB et une dette publique (43 % du PIB en 2018) largement en dessous de la norme communautaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), fixée à 70 % du PIB.

Cette prévision conforme à celle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) s’inscrit dans une dynamique débutée en 2011 avec la fin de la crise politico-militaire et l’arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara : après une récession en 2011 faisant suite à une décennie de croissance atone, le pays de 26 millions d’habitants enregistre depuis 7 ans un taux de croissance annuel moyen de 8,6 %.

Les raisons de ces performances encourageantes sont multiples : une demande intérieure en pleine croissance avec l’émergence d’une véritable classe moyenne, un secteur agricole performant (en particulier le cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial) et un secteur tertiaire porté par les transports et les télécommunications.

Les investisseurs étrangers enthousiasmés par la Côte d’Ivoire

Selon le Financial Times, la Côte d’Ivoire a obtenu en 2018 la 10e place au classement des pays de la zone Afrique et Moyen-Orient ayant enregistré la meilleure progression en nombre d’investissements directs étrangers (IDE), avec une augmentation de 68 % de ces investissements ciblant de nouvelles initiatives par rapport à l’année précédente.

Ces IDE se sont portés sur trente-deux projets, un résultat plus qu’honorable compte tenu du chemin parcouru par la Côte d’Ivoire. Un chemin encore long pour rejoindre les leaders de la zone que sont l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Maroc ; ainsi que pour rejoindre le top 10 des pays ayant reçu le plus de capitaux étrangers.

Les raisons de cette attractivité trouvent leur origine dans la stabilité politique qui règne en Côte d’Ivoire depuis l’élection d’Alassane Ouattara. L’ancien directeur adjoint du FMI a, dès son premier mandat, mis en place un vaste programme d’investissements dans les infrastructures et adopté des mesures visant à améliorer le climat des affaires et à encourager les investisseurs étrangers à choisir son pays. Une stratégie qui a déjà attiré les entreprises suisses Novartis et Nestlé ou les Françaises Michelin, Total et Société Générale, par exemple.

Tous les indicateurs économiques semblent donc s’accorder pour faire du Plan national de Développement lancé en 2016 un succès : celui-ci avait en effet comme objectif de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici 2020 tout en divisant son taux de pauvreté par deux. En continuant à ce rythme, le pays des Éléphants pourrait même, selon la Banque mondiale, rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire d’ici quinze ans.

 

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