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Prime « Macron » : SFAM parmi les bons élèves

Emploi

Prime « Macron » : SFAM parmi les bons élèves

La Rédaction
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Décidée par le président de la République après les premières manifestations des gilets jaunes, la prime exceptionnelle de fin d’année a connu un réel succès : selon un sondage de l’Association nationale des DRH, 74 % des entreprises l’ont distribuée. SFAM vient de rejoindre la liste des bons élèves.

SFAM versera la prime « Macron »

Les entreprises françaises continuent de jouer le jeu. SFAM, leader européen de l’assurance pour la téléphonie, le multimédia et les objets connectés, vient en effet d’annoncer le versement d’une prime exceptionnelle de 720 euros aux employés percevant moins de 53 944,80 euros bruts par an. « Le contexte actuel nous a incités à prendre des mesures exceptionnelles pour nos salariés », a expliqué le PDG de SFAM, Sadri Fegaier, à L’Argus de l’assurance. « Nous sommes à leur écoute et avons souhaité répondre de manière adaptée et concrète à la problématique du pouvoir d’achat », a-t-il ajouté.

SFAM emploie actuellement 1 600 personnes et devrait passer la barre des 2 000 salariés cette année, le courtier ayant annoncé 1 000 recrutements sur le sol français. Une dynamique rendue possible par une croissance exceptionnelle. « Nous sommes passés en cinq ans de 50 millions d’euros de volume d’affaires à 500 millions. Nous visons désormais le milliard sur 2019-2020 », indiquait Sadri Fegaier à l’AFP, en mars 2018.

À l’instar de SFAM, de nombreux acteurs de l’assurance ont décidé de verser la prime « Macron » à leurs salariés. Parmi les plus généreux, Arkéa, Ascora, Assurances du Crédit Mutuel, la Mutuelle des Motards et l’UMG Groupe Vyv verseront 1 000 euros aux employés percevant moins de 53 944,92 euros bruts par an.

74 % de bons élèves

Dans la plupart des sociétés, le montant de la prime sera modulé en fonction du salaire perçu. Ainsi, Allianz versera 500 euros aux employés dont le salaire est compris entre 44 954 et 53 944,8 euros, 750 euros pour ceux touchant entre 35 963 et 44 954 euros, et 1 000 euros aux salariés percevant une rémunération annuelle inférieure à 35 963,2 euros.

Une stratégie similaire a été adoptée par de nombreuses entreprises hors du secteur de l’assurance, comme le souligne l’enquête menée par l’Association nationale des DRH (ANDRH) et publiée dans Les Echos. Selon celle-ci, 74 % des sociétés « ont déjà versé une prime exceptionnelle à leurs salariés ou ont l’intention de le faire ». Une proportion qui pourrait augmenter, les entreprises ayant jusqu’au 31 mars 2019 pour se décider à verser cette fameuse prime.

Les TPE sont les plus nombreuses à jouer le jeu. Alors que 80 % des entreprises de moins de 11 salariés déclarent avoir versé une prime de fin d’année, seuls 62 % des entreprises de 11 à 49 salariés en ont fait autant. Une proportion qui s’élève à 67 % parmi les entreprises employant entre 50 et 299 personnes et remonte à 80 % pour celles comptant 300 salariés et plus.

Les différences sont également importantes en fonction du secteur d’activité. Avec 88 % de bons élèves, la santé et le transport occupent les deux premières places du podium suivis de près par la banque-assurance (87 %). À l’inverse, le taux de participation est plus faible pour les entreprises du secteur immobilier (53 %), de l’art-spectacle (50 %) et des activités administratives (45 %).

532 euros en moyenne

Si le montant moyen de la prime est de 532 euros, il est « globalement décroissant avec la taille de l’entreprise », révèle l’enquête de l’ANDRH. Ainsi, il est de 687 euros en moyenne pour les entreprises de moins de 50 salariés, de 530 euros pour celles de 50 à 300 salariés et de 467 euros pour les sociétés comptant 300 à 1 000 salariés.

Imaginée par le président de la République pour répondre à la crise des gilets jaunes, la « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat » sera exonérée de charges fiscales et sociales ainsi que d’impôt sur le revenu pour les salariés. Il s’agissait, pour Emmanuel Macron, d’encourager les employeurs à verser cette prime sans la rendre obligatoire.

Parmi les premiers à répondre présent, Total a annoncé dès décembre le versement de 1 500 euros pour tous ses salariés. SFR, L’Oréal, Hermès, Michelin, Altice, Free, Orange, Arcelor Mittal, Renault, PSA, Vinci, Airbus, Safran, EDF, Sanofi ou encore le groupe LVMH comptent également parmi les bons élèves.

D’autres entreprises ont en revanche suscité la colère de leurs salariés en refusant de verser cette prime ou en annonçant des montants jugés insuffisants par les syndicats. C’est notamment le cas de Castorama (300 euros) et Vivarte (100 euros). Si dans un premier temps, Apple a refusé d’accorder la prime « Macron » à ses salariés français, le géant de la Silicon Valley a finalement annoncé — à la suite d’une mobilisation syndicale — une augmentation annuelle de 750 euros pour tous les employés. D’autres sociétés rejoindront-elles le rang de bons élèves ? Réponse d’ici au 31 mars 2019.