Forced-ranking : Sanofi accusé de classer ses salariés pour faciliter les licenciements

Le groupe pharmaceutique Sanofi est accusé par France Inter et le syndicat FO d’avoir mené une politique qui visait à sous-évaluer des salariés afin de faciliter leur licenciement par la suite.

Le groupe dément

Ce vendredi 9 juin, Sanofi a démenti avoir pratiqué une telle politique, appelé également « forced ranking » ou « ranking forcé » qui consiste à classer ses salariés pour faciliter les procédures de licenciement, avec des quotas fixés en amont. Une théorie avancée par le syndicat FO.

Le groupe pharmaceutique a transmis cette mise au point suite à la diffusion d’une enquête de France Inter, affirmant n’avoir jamais usé de telles pratiques, précisant que si des dérives avaient eu lieu, elles étaient le fait d’initiatives individuelles qui sont sorties de leur vigilance.

France Inter rappelle que la pratique n’est pas illégale lorsque les quotas sont prédéfinis, par exemple lorsque 20% des salariés doivent dépasser les objectifs, 70% les atteindre et les 10% restants ne les atteignant pas.

Les trente mille cadres travaillant au sein du groupe (dont sept mille en France) sont évalués selon une méthode de notation qui a un impact sur la part variable de leur salaire, les bonus. Sanofi indique qu’il s’agit là de motiver son personnel en récompensant les cadres performants et la formation des autres.

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