Airbus : l’enquête sur les soupçons de corruption se poursuit en France

L’enquête, ouverte par le Parquet national financier, sur les soupçons d’irrégularités à propos du recours à des consultants dans la vente d’avions civils à l’export continue désormais dans l’Hexagone. Celle-ci est en liaison directe avec celle ouverte par l’office britannique responsable de la lutte contre les délits et crimes économiques.

Recours à des consultants tiers

L’enquête sur des soupçons de corruption au sein d’Airbus, ouverte durant l’été 2016 en Grande-Bretagne, continue en France. Le consortium européen Airbus a indiqué ce jeudi 16 mars au soir, via un communiqué, qu’il été visé par un enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier (PNF) dans l’Hexagone, qui poursuit l’enquête ouverte en 2016 par le Serious Fraud Office (SFO) au Royaume-Uni.

Airbus a annoncé vouloir coopérer « pleinement » avec ces deux autorités dans le cadre de leurs investigations. Selon une source judiciaire de Reuters, Airbus était dans l’obligation de communiquer sur cette affaire en raison d’impacts possibles sur les marchés financiers. L’action Airbus affichait une baisse de 1,7% ce vendredi matin à la Bourse de Paris après cette annonce.

Le SFO, chargé de la lutte contre les délits et crimes économiques outre-Manche, a décidé d’ouvrir une enquête après des révélations sur des soupçons d’irrégularités sur le recours à des consultants dans des ventes à l’export d’avions civils.
Cette enquête vise à révéler s’il y a eu ou non des fraudes, pots-de-vin et faits de corruption dans le secteur de l’aviation civile du consortium européen en rapport avec des consultants tiers.

Une annonce qui intervient quatre mois après que l’agence britannique de crédits à l’exportation ait suspendu les crédits accordés au constructeur. Suspension qui avait été étendue ensuite en France et en Allemagne.

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