Dieselgate : au tour d’autres constructeurs d’être inquiétés en France

Nouveau chapitre dans l’affaire du « Dieselgate », alors que les projecteurs sont désormais braqués vers le constructeur français Renault. Une information judiciaire vient d’être lancée à son encontre pour « tromperie ».

Ce dimanche, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a exprimé par voie de presse qu’elle ne souhaitait pas interférer dans cette instruction, faisant également l’ombre d’éventuelles enquêtes visant cette fois-ci les autres constructeurs.

La ministre s’exprimait dans le Journal du Dimanche, indiquant de nouvelles investigations sur les émissions polluantes pourraient être menées dans l’Hexagone, celle-ci visant d’autres marques que la firme au losange. Elle précise que l’enquête menée chez Renault avaient indiqué que de nombreux véhicules Renault dépassaient en réalité les normes antipollutions, très largement dans certains cas. Mais ce serait le cas pour d’autres firmes, ce qui pousse la ministre a affirmer que d’autres enquêtes pourraient suivre.

Renault affiche sa bonne volonté

Quant à Renault, le groupe a jusque ici affirmé vouloir coopérer avec le législateur. Un plan complet de réduction des émissions d’oxydes d’azote a ainsi vu le jour et été présenté devant la commission technique indépendante en charge de l’enquête. Celui-ci, concernant les véhicules diesel Euro b6, est d’ailleurs jugé « satisfaisant et crédible » par Mme Royal.
Sur la place financière, l’action Renault a perdu 2,9% à 83,7 euros ce vendredi, tandis que celle du rival Peugeot prenait 1,5% à 17,2 euros.

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