Le Panama s’engage (enfin) à plus de transparence

Le Panama s’est engagé à plus de transparence ce jeudi, ratifiant la convention multilatérale contre la fraude conçue par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Une initiative qui intervient six mois après le scandale des « Panama Papers »

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Echange automatique d’informations fiscales

Ce nouvel accord sur la fiscalité est présenté comme un outil puissant du combat global contre la fraude. En dehors du Panama, 104 nations ont signé cet accord de transparence leur imposant transmettre automatiquement des informations si l’un de signataires le réclame.

Lors de la cérémonie de signature, l’OCDE a salué l’initiative des autorités panaméennes. Ces dernières avaient été vivement chahutées suite à l’affaire dite des « Panama Papers » qui avait éclaté après la publication millions de documents, tous issus d’un cabinet d’avocats panaméen, Mossack Fonseca.

Les documents mis au jour avaient notamment donné des informations sur un système d’évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques, des milliardaires, et même des sportifs célèbres.

Après le scandale, le pays d’Amérique centrale s’était officiellement engagé auprès de l’OCDE à l’échange automatique d’informations financières, conformément à la norme approuvée en 2014 par le Forum sur la transparence et l’échange de renseignements. Mais cet engagement n’avait pas encore été formalisé.

Suite à ce scandale, le Panama avait signifié auprès de l’OCDE vouloir s’engager à échanger automatiquement des informations financières, mais rien n’avait encore été officialisé.

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, cité dans le communiqué, a indiqué que l’initiative panaméenne confirmait l’engagement de ce pays à vouloir suivre les normes internationales en matière fiscale.

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