Eolien : fusion de Gamesa et Siemens

Gamesa et Siemens ont officialisé ce vendredi la fusion de leurs activités de construction et de gestion de turbines éoliennes. Ils créent ainsi le leader mondial du secteur, et sont désormais prêt à faire face en toute tranquillité au boom annoncé du secteur des énergies renouvelables.

Rotor-blades are pictured at Siemens Wind Power's port of export in Esbjerg June 11, 2012.  REUTERS/Fabian Bimmer

Selon un communiqué diffusé en commun, l’industriel allemand restera majoritaire concernant les parts de la nouvelle entité, avec 59%, tandis que Gamesa en détiendra 49%. La société espagnole compte actuellement au sein de ses actionnaires le groupe espagnol énergétique Iberdrola (8,1% de parts).

Les actionnaires de Gamesa vont recevoir un cadeau intéressant : 3,75 euros par action en numéraire, soit un total d’environ un milliard d’euros.

Le siège de la nouvelle entité sera en Espagne, aucun nom n’a encore été décidé. Gamesa obtient le contrôle opérationnel des activités, hormis pour l’éolien offshore, la spécialité de Siemens, qui se situera principalement en Allemagne et au Danemark. La fusion devrait être entérinée début 2017.

Plus de capacités installées que Vestats ou GE

Le secteur des fabricants de turbines éoliennes connaît désormais son futur leader, avec un chiffre d’affaires cumulé de 9,3 milliards d’euros, comme l’a rappelé le patron de Gamesa, Ignacio Martin, à l’occasion d’une conférence avec les analystes.

Concernant les capacités installées, la nouvelle entité passe ainsi devant le danois Vestats, et l’américain General Electric.

L’action de Gamesa a progressé de 5,61% à 18,06 euros à la Bourse de Madrid, tandis que Siemens s’est octroyé 1,54% à 92,29 euros à Francfort.

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