La Cour des comptes aligne La Poste dans son rapport annuel

Plus les années passent, moins La Poste n’arrive à redresser la barre. Avec internet, les Français n’envoient quasiment plus de missives, pourtant les anciens PTT n’ont toujours pas refondu leur business model, et foncent toujours plus dans le mur.

Ce vendredi, la Cour des comptes rend son rapport annuel. Avec dans sa ligne de mire ce coup-ci, la Poste et ses 73 000 postiers. Le passage à internet, la dématérialisation des factures et celle de nombreux autres formulaires, représentent un manque à gagner considérable pour La Poste. Selon les chiffres, ce serait même plus de 500 millions d’euros qui passent à la trappe ou aux mains des acteurs du net. La Poste entend rattraper son retard avec une augmentation du prix du timbre, mais cela ne sera pas suffisant selon les sages de la rue Cambon, qui réclament une révision complète des coûts de fonctionnement de l’institution.

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes préconise certaines évolutions, notamment concernant le mode de travail des postiers, régit par la règle du « fini-parti », autrement dit, une fois que le courrier est distribué, le facteur a fini sa journée. Surtout, le rapport remet en question également la distribution du courrier sept jours sur sept, préconise aussi une diminution du nombre tournée et la centralisation des boites aux lettres dans certaines zones rurales, où la voiture est depuis bien longtemps démocratisée.

La Poste incapable de prévenir les usagers de l’arrivée d’un courrier

Par ailleurs, la Cour des comptes s’étonne également, à l’heure où presque tout le monde dispose d’Internet ou d’un téléphone portable, que la Poste ne soit toujours pas capable de prévenir de l’heure du passage d’un courrier ou colis recommandé…

A vrai dire, la plupart des Français se pose la même question, du moins ceux qui ont déjà bénéficié d’une livraison détaillée avec numéro de suivi, fournie en temps et en heure, assurée par des messagers privés tels DHL, UPS ou autres.

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