Les Français en faveur du retour à la dégressivité des allocations-chômage

Environ de six Français sur dix se disent en faveur de la dégressivité des aides pour le retour à l’emploi, d’après un sondage Elabe pour Les Échos. Par ailleurs, ils restent perplexes en ce qui concerne les négociations entre partenaires sociaux.

La polémique n’a cessé d’enfler ces derniers jours : faut-il réduire progressivement le montant de l’aide de retour à l’emploi ? Un sondage Elabe accompli pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, rapporte que 58% des Français ne seraient pas conte un retour de cette ancienne disposition légale, qui rester en outre une « piste » non écartée par le gouvernement en vue de réduire, principalement, le déficit de l’Unédic et créer un électrochoc qui se propagerait crescendo chez les demandeurs d’emploi.

Un moyen efficace de lutter contre le chômage ?

Les sympathisants du PS sont également majoritairement favorables au retour de cette dégressivité, mise de côté il y a quinze ans, avec 60% d’entre eux se disant pour. Un soutien précieux pour la ministre du Travail Myriam El Khomri, qui a invité les partenaires sociaux à ouvrir le dialogue le 22 février prochain.

Mais une majorité de Français se disent pessimistes face au succès de ces négociations, 66% d’entre eux affirmant ne pas faire confiance aux partenaires sociaux pour rendre le système d’assurance perte d’emploi efficace. Un avis tranché encore plus tangible chez les sympathisants de droite (76%) et d’extrême droite (77%).

Interrogé par Les Echos, Yves-Marie Cann, directeur des études d’Elabe, rappelle qu’il faut cependant nuancer ces chiffres. En effet, ce sont les citoyens qui sont le moins concerné par le problème du chômage qui sont favorable à des mesures affaiblissant le revenu des demandeurs d’emploi : les retraités approuvent en majorité le retour de la mesure (63%), les catégories sociales favorisées également (61%). Du reste, les ouvriers s’y opposent d’une courte majorité (51%).

La tranche d’âge la plus affectée par le chômage de longue durée (50-64 ans) n’y est qu’à moitié favorable.

0