Les attentats de Paris donnent les arguments d’un effort militaire accru contre Daech

Les attentats de Paris favorisent un contexte d’action militaire globale plus soutenue envers l’Etat islamique (EI), alors que plus d’une année de raids n’ont pas réussi à contenir l’organisation terroriste, et que le danger que représente cette dernière se montre plus croissant.

La première nation a avoir cette pression sur les épaules, ce sont les Etats-Unis, qui mènent une coalition internationale dont la campagne de bombardement a montré ses limites dans l’affaiblissement de l’EI.

En revendiquant les attaques terroristes de Paris survenues ce vendredi 13 novembre (129 morts), Daech (acronyme pour Etat islamique) donne un argument de poids aux partisans d’une action militaires plus massive.

« Acte de guerre »

Le président François Hollande, qui a qualifié ces attentats d’ »acte de guerre », a affirmé que la France serait dorénavant « impitoyable » face à la barbarie de l’organisation terroriste, et qu’elle emploiera tous les moyens nécessaires, « sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs », avec le soutien de ses alliés, qui eux-mêmes sont la cible de cette menace terroriste, pour répondre à l’agression.

De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a indiqué que le gouvernement allait demander l’aval du Parlement pour poursuivre les raids aériens contre l’organisation terroriste en Syrie, avec la « volonté de toucher, d’anéantir Daech », a-t-il précisé.

Manuel Valls a également suivi le raisonnement du chef de l’Etat, utilisant le mot « guerre » pour qualifier ce conflit, en déclarant que l’attaque française serait « au même niveau » que celle qui a touché Paris vendredi.

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