Ségolène Royal souhaite une normalisation de la taxation sur l’essence et le diesel

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a certifié ce mercredi que le gouvernement était en train d’envisager les options concernant « un rapprochement » des taxes sur l’essence et le diesel.

Cette normalisation fiscale pourrait passer par une baisse des taxes sur l’essence et une hausse de celles sur le diesel, a indiqué Ségolène Royal devant la presse, au sortir du Conseil des ministres.

Mme Royale a également rappelé que l’utilisation du gazole dans les moteurs représente un risque pour la santé des consommateurs, une fiscalité neutre irait dans le sens de la prévention, afin de ne pas favoriser l’achat d’un véhicule polluant plus qu’un autre, sachant que le diesel bénéficie actuellement d’un avantage de 15 centimes.

Une modification qui serait d’actualité dès la prochaine loi de finances, ajoute la ministre, celle actuellement en étude à l’Assemblée nationale, dont le collectif budgétaire sera présenté le mois prochain.

En réajustant ces taxations, le gouvernement chercherait à offrir un bonus bien plus important pour l’achat d’un véhicule propre, clarifie Mme Royale, pour qui les Français qui se tourneraient vers l’achat d’un véhicule diesel polluant ne le feraient que pour des raisons économiques.

Ainsi, ce « rapprochement » impliquerait une baisse des taxes sur l’essence et une augmentation de celles sur le diesel, dont le produit pourrait être rendu aux automobilistes afin qu’ils puissent changer de véhicule.

Pas de bouleversement précipité à prévoir

Un amendement au projet de loi de finances a d’ailleurs déjà été déposé par le député socialiste, Olivier Faure, pour instaurer une hausse sur la taxation du diesel, tout en aménageant une baisse sur celle de l’essence, toutefois, il semblerait que son adoption ne soit pas du goût du gouvernement pour le moment, comme l’a indiqué le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert ce mercredi.

« Des évolutions » seraient « à envisager », certes, mais sur un laps de temps plus long. Selon lui, le gouvernement n’a pas l’intention de bouleverser l’équilibre budgétaire qu’il a réussi à mettre en place en matière de fiscalité, rappelant au passage qu’une bonne partie des recettes fiscales environnementales était déjà réservée au développement des filières issues du renouvelable.

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