Chômage : mise en place de la « prime transitoire de solidarité » pour les séniors en difficulté

Certains chômeurs âgés de plus de 60 ans devraient désormais pouvoir bénéficier d’un supplément de 300 euros par mois, grâce à la mise en place de la « prime transitoire de solidarité ». Le décret précisant les conditions à remplir pour percevoir cette prime vient d’être publié au Journal Officiel ce mercredi 15 juillet.

Un ancien droit qui avait été supprimé

Le président François Hollande l’avait promis en novembre dernier, lors d’une intervention sur TF1, c’est désormais chose faite. Cette aide existait déjà sous une autre forme jusqu’en 2011, elle s’appelait Allocation équivalent retraite (AER), mais elle avait été supprimée par le gouvernement Fillon, au grand regret des syndicats. Puis le gouvernement de Jean-Marc Ayrault l’avait en partie rétablie, sous le nom d’Allocation transitoire de solidarité (ATS), mais ne disposait pas d’une fenêtre d’accessibilité assez grande.

Avec sa nouvelle configuration, cette rallonge permettra de venir en aide aux chômeurs en grande difficulté, ayant validé tous les trimestres requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein, mais n’ayant pas encore atteint l’âge légal.

Le décret publié le 15 juillet dernier précise les conditions d’octroi de cette « prime transitoire de solidarité » qui sera de 300 euros mensuels pour les demandeurs d’emploi.
Cette dernière sera versée par Pôle emploi au chômeur, jusqu’à l’âge où ses droits pourront être ouverts légalement sous un régime de retraite. Le gouvernement table sur un nombre de nombre 37.900 bénéficiaires pour un coût de 185,7 millions d’euros. Les demandeurs doivent effectuer leurs démarches avant le 31 décembre 2017 pour pouvoir bénéficier du dispositif.

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