Une croissance plus forte qu’espérée en France pour le premier trimestre 2015

L’économie française montre un certain panache. Selon des données publiées par les Echos, ce mardi 12 avril, le PIB aurait progressé de 0,6% au premier trimestre de l’année. L’Insee devrait publier officiellement les statistiques des comptes nationaux ce mercredi 13 au matin.

Une croissance de 0,6% au premier trimestre, voilà qui tranche nettement par rapport aux trimestres précédents. Le PIB n’avait en effet, pris que 0,1% au dernier trimestre 2014 et 0,3% au précédent. Dans l’historique, il faut remonter jusqu’au deuxième trimestre 2013 pour figurer d’une progression supérieure, avec +0,7%. D’ailleurs, aucun expert ne prévoyait un tel regain, dans sa dernière note de conjoncture en date, l’Insee tablait sur une crue de 0,4%.

Dans l’Hexagone, l’économie montre depuis quelques mois quelques signes avant-coureurs d’une bonne période. Pour l’expliquer, certains pensent à la chute de la valeur de l’euro conjointe à celle des cours du pétrole. Parallèlement, le moral des industriels serait au plus haut selon l’Insee, du fait de leurs perspectives d’exportations, qui auraient atteint un seuil jamais dépassé depuis quinze ans. La demande, qu’elle soit pour l’export comme pour le marché intérieur, est bien présente. Enfin, le taux de marge des entreprises a fléchi, sous la bonne influence du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

Fragilité

La Commission européenne avait révisé à la hausse, il y a peu, ses estimations de croissance. A tel point qu’elle se retrouve actuellement beaucoup plus optimiste que le gouvernement français. Effectivement, elle mise sur 1,1% de croissance sur l’ensemble de l’année en cours, tandis que Bercy table sur 1%. Avec ces bons résultats, Bruxelles devrait faire diminuer le déficit à 3,8% du PIB pour l’année, et 3,5% pour 2016. Malgré tout, ces chiffres restent encore loin de la promesse de François Hollande d’un équilibre budgétaire en 2017.

Pour conclure, la Commission européenne prévient que ce serait par-dessus tout la consommation privée qui entretiendrait le mouvement, car l’augmentation des investissements reste encore assez confidentielle, tout comme celle des exportations. La reprise économique en France reste encore à consolider. Tel sera un des défis du gouvernement.

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