Cigarette électronique : le marché arrive à maturité

Fort d’un boom impressionnant au cours des trois dernières années, le marché français de la cigarette électronique tend désormais à se restructurer qui se traduit par une baisse du nombre de boutiques dédiée à ce dispositif d’arrêt du tabac, tout en continuant de séduire de nouveaux consommateurs.

Cyrille Geiger, président des buralistes de Paris Nord l’a affirmé à l’AFP, « Le marché est pérenne », toutefois, l’explosion est retombée quelque peu. Pour lui, ce serait tout simplement une réaction classique d’un marché arrivant à maturité, « le recrutement des consommateurs baisse ».

Le buraliste affirme avoir constaté un véritable « tassement des volumes » de vente, qui représente sur le papier une baisse de l’ordre de 25% à 30% du nombre de ventes globales de sa boutique.

Ce « tassement » a également été constaté par Pascal Montredon, président de la Confédération nationale des buralistes, qui ne s’est cependant pas prononcé sur le chiffre d’affaires total du secteur. Pour lui, le recul des ventes enregistrées chez les buralistes dévoile une vraie modification du marché, mais qui pourrait sans doute être liée à une augmentation sensible des bureaux de tabac proposant le fameux objet. Près de 80% des buralistes ont désormais rejoint le mouvement en 2014, en augmentation de 10% par rapport à 2013.

Dans un article publié par le Journal du Dimanche récemment, il est précisé que les ventes de cigarettes électroniques auraient chuté de 30% en moyenne. Néanmoins, Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpétrière et auteur d’un rapport sur l’appareil à vapeur, diffusé en mai 2013, se montre moins ferme. Selon lui, le nombre de boutiques a bel et bien faibli, mais pas celui des ventes.

L’explosion du marché de la cigarette électronique a eu lieu peu après 2010, le chiffre d’affaires était alors passé de 4 millions d’euros générés à environ 275 millions en 2013. Avec une telle masse financière produite en si peu de temps, il est tout à fait compréhensible que des boutiques spécialisées se soient mises à fleurir un peu partout dans l’Hexagone. Ainsi, il existe à ce jour environ 2 500 points de vente de ce genre.

Le vapotage bientôt interdit au bureau

Cependant, à cause de la rude concurrence d’internet et divers autres facteurs socio-économiques, qui peuvent également inclure la baisse d’intérêt du consommateur, 500 boutiques devraient fermer leurs portes cette année. Du côté juridique, le gouvernement devrait statuer bientôt et interdire le vapotage au bureau, ce qui n’aidera certainement pas le business de la vape.

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