Le plan de relance de l’économie européenne à 315 mds en bonne marche

Ce mardi 10 mars, les ministres des Finances de l’Union européenne ont peaufiné une dernière fois leur plan d’investissement de 315 milliards d’euros qui vise à relancer l’économie du Vieux continent. Ainsi, quelques lancements de projets devraient voir le jour d’ici la fin de l’année. Baptisé Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), il n’attend plus que l’accord du Parlement européen.

« Ce plan est la réponse dont nous avons besoin pour répondre au principal handicap de l’économie européenne : le manque d’investissement », a analysé Pierre Moscovici, commissaire européen à l’Économie. Et pour cause : selon lui, l’investissement se serait rétracté de 15% à 20% depuis 2008 et le début de la crise financière.

Néanmoins, le FEIS laisse encore quelques observateurs septiques, car d’après la théorie du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à l’origine du projet, Ndlr), ces 315 milliards d’euros devront être en majorité créés via le financement privé. La sécurité prévue par l’UE et la Banque européenne d’investissement (BEI) s’estime à quelque 21 milliards d’euros, en capital et garanties de pertes.

Engagement commun

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a de son côté déclaré que l’Italie contribuerait à hauteur de 8 milliards d’euros dans le cadre de l’enveloppe de cofinancements. De cette manière, son pays rejoint la France et la promesse du président François Hollande, pour un montant équivalent, financé à travers la Caisse des dépôts et la Banque publique d’investissement. L’Allemagne avait ouvert la marche avec 8 milliards, l’Espagne a également donné son aval, à hauteur de 1,5 milliard.

Un engagement italien applaudi par le vice-président de la Commission chargé du dossier, Jyrki Katainen, qui l’a qualifiée de « nouvelle très positive ».

Au début du projet, la Commission européenne demandait que les pays alimentent directement le fonds, en promettant que les sommes versées ne seraient pas incluses dans le calcul de leur dette, mais cette clause avait rapidement été abandonnée, les pays regrettant l’absence de garantie de voir leurs projets sélectionnés.

source

0