Le livret A n’a plus la cote

Pour le septième mois consécutif, les Français ont plus puisé dans leur livret A qu’ils n’y ont déposé d’argent. La décollecte ralentit avec 1,25 milliard d’euros en novembre et semble se faire au bénéfice de l’assurance vie.

Le livret A en perte de vitesse

La Caisse des dépôts publie des chiffres peu enthousiastes pour le Livret A. Un septième mois de décollecte consécutif qui montre que les Français se détournent peu à peu du placement hexagonal le plus sûr. Sûreté et rendements ne font pas bon ménage et le livret A fait les frais d’un taux d’intérêt plafonnant à 1 % depuis le 1er août 2014. Les Français regardent donc ailleurs pour faire fructifier leurs économies.

La perte de vitesse du livret A est notable, mais est à relativiser dans la mesure où au mois de novembre les encours sont de 260,3 milliards d’euros alors qu’ils n’étaient que de 165 milliards en 2008. Un repli somme toute logique et à minimiser après plusieurs années de forte hausse. La décollecte de ces derniers mois représente environ 10 % des encours supplémentaires de la période 2008-2014. Si le mouvement n’inquiète pas encore la Caisse des dépôts – le livret A sert à financer le logement social – gare à la montée en puissance de l’assurance vie.

L’assurance vie voit sa collecte annuelle augmenter de 21,3 milliards en 2014 en raison d’un rendement attendu entre 2,2 % et 2,4 %. Ce placement fait donc des émules, mais reste hors d’atteinte des ménages aux capacités de thésaurisation les plus faibles. Des taux directeurs au presque point mort accélèreraient le mouvement de balancier vers l’assurance vie et verraient l’affirmation d’une épargne à deux vitesses.

 

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