Alstom : les actionnaires approuvent quasi-unanimement la cession de la branche énergie

La cession de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric a été validée par le vote de l’assemblée générale des actionnaires du groupe français. Le montant total du transfert est estimé à 12,35 milliards d’euros.

Alstom SA's Industrial Welding School

Une vente risquée pour l’État

 

Effective à partir du deuxième trimestre 2015, la cession du pôle énergie du groupe Alstom, était assujettie à l’approbation par le vote des actionnaires de la firme, qui ont unanimement adopté le projet ce vendredi 19 décembre (99,187 % de « oui »).

Afin d’entériner complètement l’opération, les autorités de la concurrence d’une vingtaine de nations doivent encore étudier le dossier. Sauf retournement de dernière minute, l’américain General Electric prendra possession de 70 % du capital du groupe français qui emploie 65 000 âmes aux quatre coins de la planète, dont 9 000 Français.

L’accord prévoit notamment une rétrocession pour 600 millions d’euros par General Electric de son activité de signalisation ferroviaire à Alstom. La firme hexagonale devrait également assurer avec son partenaire la gestion des services, de la technologie, de la logistique, de la fabrication et de l’assistance commerciale en rapport aux chemins de fer contrôlés par GE aux États-Unis.

Pour les syndicats, cette entente est loin d’être du pain béni, en effet, nombreux sont ceux qui craignent des vagues de suppressions de postes, comme ceux prévus dans 6 mois à Belfort (90). Mais le mécontentement ne se limite pas qu’à cela, le produit de la vente, qui se situe entre 3,5 et 4 milliards d’euros et qui devrait être redistribué aux actionnaires sous forme de commission a été également le sujet de vives controverses. Tout comme la prime de départ de 4 millions d’euros de l’ex-PDG du groupe, Henri Poupart-Lafargue.

Si l’affaire semble faite de compromis pour GE, notamment en ce qui concerne l’aménagement à Nantes d’un siège mondial pour les énergies renouvelables, elle n’en demeure pas moins soumise à un futur incertain. L’Etat français qui prévoit de redevenir l’actionnaire principal à terme de la nouvelle version de l’entreprise qui sera proposée par l’Américain ne semble à ce jour pas avoir les ressources nécessaires à cet éventuel rachat, qui est conditionné à un délai de 20 mois, à partir de la validation définitive de la transaction.

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