Autoroutes : une augmentation de 0,57 % des tarifs réclamée par les exploitants

Les sociétés d’autoroutes ont décidé de ne prendre aucune considération de la polémique à leur sujet : bien qu’elles soient déjà qualifiées de « rentières », elles réclament une nouvelle augmentation de 0,57 % sur leurs tarifs. Ceci entre dans le cadre d’une revalorisation annuelle qui leur est accordée contractuellement. L’association 40 millions d’automobilistes crie au scandale.

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Une hausse « inacceptable » pour les associations

 

Comme la plupart des biens et services, le tarif pour l’utilisation d’une autoroute est soumis à une augmentation annuelle. Censé être réévalué chaque 1er février, le prix du passe-droit autoroutier doit notamment prendre en compte dans son calcul le taux d’inflation, qui a progressé le mois dernier de 0,38%.

Cette fois-ci, des négociations se profilent, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a promis de mener la vie dure aux gestionnaires du par autoroutier, il sera attendu au tournant. Les discussions devraient être entamées ce vendredi 28 novembre et un compromis sur le taux effectif de la hausse des tarifs des péages devra être trouvé entre le gouvernement et les sociétés autoroutières avant fin janvier prochain.

Cette année, la hausse avait été de 0,80 % en moyenne sur le réseau de la société Autouroute Paris-Rhin-Rhône, et ce quel que soit le type de véhicule.

Prenant acte des récentes déclarations de M.Macron, qui prônait une baisse des tarifs, l’association 40 millions d’automobilistes dénonce la demande des concessionnaires autoroutiers, jugeant « inacceptable » une quelconque hausse de leur part.

Pour rappel, ce débat houleux au sujet des prix pratiqués avait démarré après la remise d’un rapport en septembre dont le gouvernement avait pris connaissance. L’analyse pratiquée par l’Autorité de la concurrence dans ce texte signalait une situation de « rente » des exploitants autoroutiers et appelait, au passage, l’ouverture d’un débat public.

Avec des associations qui devraient lancer des mouvements contestataires rapidement, des chiffres qui ne sont pas très reluisants (les hausses pratiquées jusque-là ont toujours été en dessus de l’inflation) et un gouvernement qui réfléchiraient éventuellement à la fin d’une privatisation, la situation des sociétés gestionnaires d’autoroutes est plus que jamais, en train de prendre un virage historique.

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