Macron « totalement sûr » que Bruxelles n’usera pas de son droit de veto sur le Budget 2015

D’après l’AFP, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a affirmé, ce dimanche 19 octobre, être totalement convaincu que la Commission européenne n’opposera pas son veto au budget 2015 de la France, même si les engagements pris vis à vis d’elle ne sont pas respectés par Paris.

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Dans l’intérêt de la zone UE, Bruxelles ne peut pas refuser le projet de budget français

 

« Je suis totalement sûr, à ce stade, qu’il n’y aura pas d’avis négatif de la Commission parce que nous ne nous mettons pas dans cette situation. C’est la Commission qui va décider mais la France est un grand pays qui a à mener ce débat », a déclaré Emmanuel Macron, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

D’après plusieurs sources européennes, la Commission pourrait demander à la France de revoir son projet de budget 2015, qui prévoit un déficit à 4,3 % du PIB, un peu trop loin des 3 % annoncés précédemment. L’instance européenne dispose d’un droit de regard sur les projets de budgets nationaux depuis un an, mais elle ne s’en est pas encore servi. La décision concernant la France devrait être rendue d’ici fin octobre.

« Nous menons un débat qui est un débat, qui d’ailleurs a lieu dans d’autres enceintes comme au FMI (Fonds monétaire international) et ailleurs, qui est un débat sur la situation de la zone euro. La zone euro est en anémie. Elle a une croissance faible et une inflation faible », a commenté M.Macron.

Le ministre a martelé que la responsabilité collective était de ne pas faire plonger la zone euro dans une période de stagnation ou même de déflation. « Pour ce faire, il faut respecter les Traités, c’est ce que nous ferons, nous respecterons les Traités et le budget de la France respectera les Traités», a souligné le ministre de l’Économie. « Simplement, les règles font l’objet d’une discussion constructive avec la Commission et les commissaires européens », et selon lui, la France fait malgré tout des efforts et des économies: « les 21 milliards que nous devons faire en 2015, ils sont faits mais le ratio des déficits publics ramenés au PIB – compte-tenu de ce dévissage du PIB européen et français par rapport à nos attentes initiales – ne peut être atteint », a-t-il conclu.

Le gouvernement a multiplié les mises au point avec Bruxelles cette semaine, en rapport au possible rejet du projet de loi de finances de l’année prochaine.

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