La Caisse des dépôts redynamise le viager

Vu comme un espèce de pari sur la mort, les mœurs françaises n’ont jamais considéré le viager comme un investissement valorisant. Le marché à ce jour reste encore très confidentiel, seulement, 4000 signatures par an environ. La Caisse des dépôts compte bien relancer la machine en proposant un fond d’acquisition.

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Le viager : un marché en croissance

 

L’histoire de Jeanne Calment, morte à 122 ans, dont le notaire mort avant elle, avait payé plus du double de sa maison acquise par l’intermédiaire d’un viager marque encore les esprits de futurs acquéreurs. Cependant une problématique se pose aujourd’hui, la population française est de plus en plus vieillissante et par conséquent elle coûte très cher à l’État. Les analyses montrent à ce sujet qu’en 2040, le tiers de la population aura plus de 60 ans, soit un trop grand nombre de personnes à indemniser au titre de l’allocation retraite.

Pour tenter de contrer ce phénomène, et dans la même optique que le fameux projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, la Caisse des dépôts lance un fond d’acquisition de biens immobiliers en viager. Ce fond, baptisé Certivia, a été mis en place en partenariat avec huit investisseurs institutionnels et la collaboration du Conseil supérieur du notariat (CSN).

La CDC espère développer une stratégie qui aidera les seniors, dont sept sur dix en France sont propriétaires de leur résidence principale, à compléter leurs revenus souvent modestes. Les mœurs peuvent évoluer, la BCE l’a bien compris, elle mise d’ailleurs sur un marché qui affiche ces derniers temps des résultats plus intéressants à chaque fois. La société Renée Costes Viager rapporte en effet à ce propos que ces dernières années, le nombre de transactions conclues par l’intermédiaire d’un viager a augmenté de 8 % à 10 %.

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